C'est l'accessoire le plus banal du bord — et l'un des plus utiles. Un pare-battage mal dimensionné, et c'est le gelcoat qui trinque au premier coup de vent contre le ponton.
Aussi appelé « défense », le pare-battage amortit les contacts entre votre coque et un quai, un ponton ou un autre bateau. Bien choisi, il protège efficacement les œuvres mortes ; trop petit, il s'écrase et ne sert plus à rien. Voici comment ne pas se tromper.
Les différentes formes
Toutes les défenses ne se valent pas selon votre programme et votre type d'amarrage :
- Cylindrique (boudin) — le grand classique, percé de part en part ou avec un œillet à chaque extrémité. Polyvalent, il convient à la majorité des voiliers et bateaux à moteur.
- Sphérique (rond) — fort volume d'amortissement, idéal pour les unités lourdes, les catamarans et l'amarrage sur coffre ou pieux.
- Plat — peu encombrant une fois rangé, parfait pour les petites unités et les coffres de cockpit limités.
- D'étrave — épouse la proue pour protéger l'avant lors d'un amarrage cul-au-quai en Méditerranée.
- De ponton — long profilé fixé à demeure sur le quai plutôt que sur le bateau.
Quelle taille selon la longueur du bateau
La règle de bon sens : plus le bateau est long et lourd, plus le diamètre doit être important. Voici un tableau indicatif pour des défenses cylindriques — vérifiez toujours les préconisations du fabricant pour le déplacement exact de votre bateau.
| Longueur du bateau | Diamètre conseillé (cylindrique) | Nombre par bord |
|---|---|---|
| Moins de 6 m | Ø 12 à 15 cm | 3 |
| 6 à 8 m | Ø 15 à 18 cm | 3 à 4 |
| 8 à 10 m | Ø 18 à 21 cm | 4 |
| 10 à 12 m | Ø 21 à 26 cm | 4 à 5 |
| Plus de 12 m | Ø 26 cm et plus | 5 et plus |
Combien faut-il en avoir à bord ?
Comptez au minimum un pare-battage par tranche de 3 mètres de longueur, avec un plancher de trois unités. Souvenez-vous qu'au port vous ne protégez qu'un seul bord à la fois : prévoyez donc un jeu suffisant pour pouvoir le déplacer rapidement si vous changez d'amarrage, ou pour parer à un accostage à couple. Un ou deux modèles ronds de réserve, plus volumineux, dépannent toujours en cas de houle dans le port.
Matière, gonflage et entretien
La quasi-totalité des pare-battage de plaisance sont en PVC gonflable, souvent rempli d'air via une valve à clapet. Privilégiez un PVC épais, résistant aux UV, et une valve robuste — c'est elle qui lâche en premier. Côté entretien :
- Rincez à l'eau douce et nettoyez régulièrement : les traces noires de quai s'incrustent vite sur le blanc.
- Une chaussette (housse en tissu) limite le ragage et l'encrassement, tout en protégeant mieux la coque.
- Regonflez en début de saison : un pare-battage sous-gonflé perd l'essentiel de son pouvoir d'amortissement.
- Frappez-le avec un nœud fiable (tour mort et deux demi-clés) sur la filière ou un taquet — jamais sur un chandelier seul.
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